dimanche 2 février 2014

"Réparer les vivants" Maylis de Kerangal. Editions Verticales


Beaucoup de tergiversations à propos de ce roman. Bien failli le laisser tomber en cours de route et puis quelque chose qui attrape et ne lâche pas, une morsure douloureuse mais envoûtante : l'écriture de Maylis de Kerangal.
Car ces 280 pages sont écrites presque à bout de souffle, dans l'urgence, mais en même temps d'une précision maniaque. 
Il s'agit d'une transplantation cardiaque, de la mort clinique contre la survie de l'âme, de la mort qui donne la vie et de comment tout ça transite à une vitesse folle dans les têtes des protagonistes de cette belle histoire, victimes non-consentantes.

Ça secoue bien par moment, sans prise d'otage, juste le plaisir de lire quelque chose de parfait.

Le titre du livre est inspiré d'une phrase d'un roman de Tchékhov : "enterrer les morts, réparer les vivants".


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